— questions fréquentes médiation familiale
Vous vous posez peut-être des questions avant d’entamer une démarche que vous ne connaissez pas.
Voici quelques questions qui reviennent souvent au sujet de la médiation familiale, accompagnées de mes réponses.
Si vous avez d’autres interrogations, n’hésitez pas à me contacter.
Questions générales
La médiation offre un espace pour se parler autrement, reprendre le dialogue et retrouver la capacité de décider ensemble — là où une procédure judiciaire tranche et là où une thérapie travaille sur l’histoire familiale ou du couple, la médiation familiale permet de préserver les liens tout en faisant émerger les besoins et intérêts de chacun et, le cas échéant, de privilégier l’intérêt des enfants. Les accords éventuels qui en émergent sont construits par vous-mêmes — ce qui les rend plus durables et plus facilement applicables au quotidien.
Non. La médiation familiale est toujours volontaire — elle ne peut s’engager et se poursuivre que si toutes les personnes concernées y consentent librement.
À toute personne confrontée à un conflit, un différend ou une tension dans ses liens familiaux ou conjugaux : un couple en difficulté ou en séparation ; des parents séparés ; un parent et son adolescent·e ou son enfant adulte ; des frères et sœurs en désaccord au sujet d’une succession, d’un héritage ou d’un parent dépendant ; des grands-parents éloignés de leurs petits-enfants.
Le premier échange téléphonique gratuit est précisément fait pour ça. Vous me décrivez votre situation en quelques mots — ce qui vous amène, ce que vous espérez trouver — et nous évaluons ensemble si la médiation correspond à ce dont vous avez besoin. Si ce n’est pas le cas, je pourrai vous orienter vers des professionnels adaptés.
La médiation est un accompagnement fondé sur le respect, l’écoute et la compréhension réciproque. Le médiateur permet à chacun·e de s’exprimer et d’être écouté·e, il reformule, aide chacun·e à préciser ce qui lui importe — en s’appuyant sur des techniques de communication comme l’écoute active ou la communication non violente. Il ne cherche ni à convaincre, ni à faire tomber d’accord. Son travail est de créer les conditions pour que vous puissiez vous parler autrement, vous comprendre, et construire vous-mêmes les solutions qui vous conviennent.
Le coût total pour une personne dépend du nombre total de séances effectivement réalisées. Mon tarif est de 60 € l’heure, partagé entre les personnes présentes. Une séance de médiation dure 2 h : elle revient à 60 € par personne pour deux personnes. Dans le cas d’une médiation entre plus de deux personnes pouvant nécessiter une co-médiation, le tarif individuel par entretien sera convenu avant la première séance de médiation. À la fin de chaque séance nous faisons un bilan à l’issue duquel vous décidez de prendre un nouveau rendez-vous ou de mettre fin à la médiation. Dans ce cas, je vous propose un dernier rendez-vous de clôture.
Une médiation familiale se déroule en moyenne sur 3 à 4 séances. Le rythme est défini avec vous — en général une séance toutes les deux à trois semaines. La durée totale dépend de votre situation et de ce que vous souhaitez aborder. Parfois une seule séance, voire juste le fait d’engager la démarche auprès de l’autre personne, peut suffire à rétablir un dialogue et à débloquer une situation.
Une médiation peut aboutir à un accord, sur un ou plusieurs points, ou, en l’absence d’accord, au rétablissement d’un dialogue suffisant et au retour à une situation acceptable pour les personnes concernées. Vous pouvez décider à tout moment d’arrêter ou d’interrompre la médiation. De même je peux évaluer que les conditions d’une médiation ne sont plus réunies et y mettre fin. Quelle que soit l’issue, je vous propose un dernier rendez-vous de clôture, soit pour signer votre accord rédigé par mes soins à fin d’homologation ou de transmission à vos conseils (avocat, notaire…), soit pour envisager l’après médiation auprès d’autres professionnels vers lesquels je pourrai vous orienter.
Questions pratiques
En règle générale, la médiation intervient en dehors de toute procédure judiciaire. Cependant, le juge aux affaires familiales peut vous orienter vers la médiation en cours de procédure — votre adhésion reste libre et volontaire. Si vous avez un doute sur votre situation, contactez-moi pour un premier échange gratuit.
Faire appel à un médiateur ne signifie pas renoncer à son avocat. L’avocat et le médiateur ont des rôles différents et complémentaires. L’avocat peut être présent lors de l’entretien préalable et, si son client le souhaite, au moment de la clôture — notamment pour examiner les accords qui ont émergé. Pendant les séances de médiation elles-mêmes, les personnes se retrouvent directement avec le médiateur, sans avocat dans la pièce : c’est ce cadre qui permet le dialogue.
Ce sont deux démarches distinctes — on ne peut pas les mener simultanément (en revanche, une personne peut tout à fait suivre une thérapie individuelle en parallèle d’une médiation familiale). La médiation travaille sur la communication et la relation dans une situation de conflit familial ou conjugal — elle n’a pas pour objet de comprendre le système familial ou conjugal, les places et les rôles de chacun, les dynamiques relationnelles profondes. La médiation vous accompagne là où vous en êtes. Elle vise à changer la manière de communiquer, à préserver la relation et, si cela est nécessaire pour vous, à prendre des décisions dans l’intérêt de chacun·e.
Au-delà de deux personnes et si la situation le nécessite, je peux vous proposer une co-médiation : une médiatrice et moi-même accompagnons votre démarche. Le tarif peut être différent — nous en discutons ensemble.
La médiation se déroule entre les adultes concernés — ce sont eux qui décident, en tant que titulaires de l’autorité parentale. Cependant, selon la situation, il est possible de donner la parole aux enfants mineurs pour qu’ils puissent exprimer leur vécu — cela se fait dans un cadre distinct, en accord avec les deux parents, et ne change pas le fait que les décisions restent celles des adultes.
Dans le cas d’une médiation « parent-ado » le montant dû par la personne mineure est pris en charge par ses parents. Ce point doit faire l’objet d’un accord préalable entre les parents.
L’entretien préalable peut se faire en visio. Les séances de médiation se déroulent en cabinet — la présence physique des personnes concernées est importante pour la qualité des échanges. Des exceptions peuvent être envisagées dans des situations particulières, par exemple si une personne âgée ne peut pas se déplacer — nous en discutons lors du premier contact.
La médiation peut ne pas se mettre en place — parce que l’autre personne ne la souhaite pas, ou parce que votre situation appelle autre chose. Vous pouvez aussi décider de l’arrêter. De même, je peux estimer que les conditions ne sont pas ou plus réunies pour engager ou poursuivre une médiation. Dans tous les cas, et selon votre souhait, je peux vous orienter vers d’autres professionnels.